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Le code Chastenay
Épisode 3
Le code Chastenay
Louis Taillefer
Physicien
Un magazine axé sur la recherche scientifique faite au Québec. Des reportages, des chroniques et des portraits de scientifiques d'ici donnent un visage plus humain à la science et nous permettent de mieux comprendre son impact dans nos vies.
| Saison | Épisode | Mise en ligne | Appréciation | Vue | ||
|---|---|---|---|---|---|
Saison 5 (2011-2012) |
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| Le Code Dragon pour tester la sécurité des réacteurs nucléaires. 5:39 Diffusée à la télé le mardi 27 mars 2012 à 19 h Depuis le désastre nucléaire survenu au Japon en 2011, la sécurité des réacteurs préoccupe les gens plus que jamais. À l’Institut de génie nucléaire de l’École Polytechnique de Montréal, le chercheur Guy Marleau a mis au point un code informatique pour tester la sécurité des réacteurs. Ce code porte le nom d’une créature légendaire : le dragon. Le Code Dragon prédit le comportement des neutrons en trois dimensions dans le cœur du réacteur. La doctorante Geneviève Harrisson l’a utilisé pour tester les futurs réacteurs de génération quatre à eau surcritique (SCWR). Selon ses calculs, ces réacteurs courent un risque de surchauffe et d’accident en cas de fuite du liquide caloporteur. Les concepteurs du SCWR doivent donc retourner à la table à dessin pour s’assurer que ce scénario sombre ne se produira pas. Comme le dragon qui symbolise puissance et bienveillance, le code du même nom veille sur notre sécurité… |
5 (2011-2012) | 107 | 2012-03-27 | 324 fois | ||
| Les molécules qui donnent son goût au sirop d'érable. 4:33 Diffusée à la télé le mardi 27 mars 2012 à 19 h Pour l’instant, il n’existe que deux catégories de sirop d’érable dans les supermarchés : clair ou foncé. Mais choisir le sirop selon sa couleur ne rend pas justice à la grande variété de goûts qu’il recèle. « Le sirop d’érable comprend plus de 200 arômes volatils », affirme Jacinthe Fortin, analyste en évaluation sensorielle au Centre de recherche et de développement sur les aliments (CRDA). Elle veut identifier les molécules qui lui donnent ses arômes particuliers : boisés, vanillés, de confiserie, de café, etc. Grâce à un chromatographe en phase gazeuse, un appareil qui sépare les molécules de vapeurs de sirop et qui les achemine simultanément à un être humain et à des détecteurs électroniques, la chimiste Nathalie Martin du centre ACER a pu déceler que le goût boisé du sirop est causé par des molécules appelées pyrazines. On pourra peut-être un jour — qui sait — produire des sirops aux arômes particuliers grâce à la chimie? |
5 (2011-2012) | 107 | 2012-03-27 | 403 fois | ||
| Des bâtiments de Montréal datant du 18e siècle recréés en 3D. 5:45 Diffusée à la télé le mardi 20 mars 2012 à 19 h C’était en 1742. Sur la rue McGill à Montréal, se trouvaient un moulin, un magasin d’étoffes, une brasserie et un hôpital. Aujourd’hui, les vestiges de ce complexe construit par François Charon – un riche marchand de l’époque — dorment sous le béton, foulés par les piétons du centre-ville. Mais les archéologues de la firme Archéotec les ont fait revivre virtuellement en trois dimensions, entourés par la végétation d’alors. Lors de la construction du quartier international de Montréal, les archéologues ont profité de la démolition de la chaussée pour faire des fouilles. Dans les fosses creusées par les pelles mécaniques, ils ont fait des relevés planimétriques et stratigraphiques pour localiser les vestiges horizontalement et verticalement. En superposant des plans de l’époque avec des cartes actuelles, ils ont pu identifier avec exactitude les bâtiments. Voir revivre sous ses yeux ce quadrilatère de Montréal disparu depuis longtemps a quelque chose de très émouvant… |
5 (2011-2012) | 106 | 2012-03-20 | 502 fois | ||
| Le mythe du bébé savant démoli. 6:16 Diffusée à la télé le mardi 20 mars 2012 à 19 h Ils auraient dès le berceau une connaissance innée des lois de la physique, un sens du rythme et de la musicalité et une foule d’autres facultés intellectuelles. Selon les scientifiques, les bébés seraient de vrais petits savants! Mais Sylvain Sirois, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en neurosciences du développement cognitif, s’inscrit en faux face à de ce courant de pensée : ses recherches démontrent plutôt que le bébé ne sait rien au départ. Au lieu de mesurer simplement l’activité cérébrale du bébé pendant qu’il est soumis à divers stimuli – un protocole courant dans le domaine - Sylvain Sirois mesure en plus la dilatation de sa pupille, un signe de stimulation cognitive. Selon lui, le bébé ne comprend pas ce qu’il voit mais réagit plutôt à la nouveauté des formes et couleurs qu’on lui présente. La dilatation de la pupille pourrait aussi être utilisée pour détecter l’autisme chez les bébés de quatre à six mois, plutôt qu’à trois ou quatre ans comme c’est le cas présentement. Un futur outil de dépistage précoce? |
5 (2011-2012) | 106 | 2012-03-20 | 609 fois | ||
| Des lasers pour voir les neurones individuellement. 5:54 Diffusée à la télé le mardi 13 mars 2012 à 19 h La technique d’imagerie cérébrale la plus précise qui soit est peut-être en train de voir le jour dans un laboratoire de Québec. Cette technique permet de voir les neurones individuellement en se servant de lasers infrarouges. Pour utiliser une analogie géographique, la technique au laser permettrait de voir les rues d’une ville plutôt que le continent en entier, comme le fait l’imagerie par résonance magnétique (IRM) utilisée dans nos hôpitaux. Cette technique pourrait devenir un outil diagnostic précoce pour observer la dégradation des neurones dans certaines maladies, bien avant que les symptômes n’apparaissent. Daniel Coté et Yves De Koninck, chercheurs au Centre de recherche de l'institut universitaire en santé mentale de Québec, s’intéressent particulièrement à la myéline, la gaine protectrice des neurones qui se dégrade chez les gens atteints de sclérose en plaques. Les chercheurs ont réussi à mesurer l’épaisseur de la myéline de neurones dans la moelle épinière de souris, à travers un minuscule hublot de trois millimètres de diamètre! Mais pour explorer le cerveau humain avec des lasers, il faudrait introduire une fibre optique dans le crâne… |
5 (2011-2012) | 105 | 2012-03-13 | 485 fois | ||
| Un traitement pour les tendons blessés développé par... des ingénieurs ! 6:07 Diffusée à la télé le mardi 13 mars 2012 à 19 h Les violonistes et les joueurs de tennis le savent bien : une tendinose, c’est douloureux. Et ces microdéchirures du tendon prennent du temps à guérir. Mais des ingénieurs – oui, oui, des ingénieurs et non des médecins! – tentent de mettre au point de meilleurs traitements. Ève Langelier, professeure de génie à l'Université de Sherbrooke, a créé de toutes pièces un bioréacteur capable d’étirer et de relâcher des tendons à répétition jusqu’à l’apparition d’une tendinose. Elle étudie les propriétés mécaniques du tendon comme s’il s’agissait d’un matériau de construction. La chercheuse a simulé deux scénarios de guérison : l’un quand la personne reste au repos; l’autre, quand elle fait des exercices de réhabilitation modérés. Dans son bioréacteur, elle applique donc sur le tendon soit aucune force, soit des forces modérées de manière cyclique. Les résultats sont surprenants : alors qu’on pourrait croire qu’il vaut mieux rester immobile pour protéger un tendon blessé, c’est au contraire des mouvements doux qui accélèrent sa guérison. |
5 (2011-2012) | 105 | 2012-03-13 | 452 fois | ||
| La salubrité des aliments testée grâce à un laboratoire de poche biodégradable. 6:11 Diffusée à la télé le mardi 6 mars 2012 à 19 h Un paquet de charcuterie peut cacher des bactéries du type Listeria. Des légumes frais peuvent être contaminés par l'E.coli. Pour détecter la présence d'agents pathogènes dans les aliments, l'Agence canadienne d'inspection des aliments procède à des analyses en laboratoire. Mais, puisque la procédure est longue, il est impossible de tout vérifier. Imaginez un laboratoire gros comme un dé qu’on pourrait apporter partout, au supermarché par exemple… C’est ce que développe Teodor Veres, chercheur au Centre national de recherche du Canada (CNRC), à Boucherville, en collaboration avec Santé Canada. Ces dispositifs faits de polymère sont toutefois à usage unique, et on s’en débarrasse en les brûlant. Pour régler ce problème, le chimiste Christian Bélanger du CNRC développe des biopolymères biodégradables, c'est-à-dire d'origine végétale, qui se décomposent naturellement. Portatifs, mais aussi biodégradables : ces laboratoires de poche font vraiment d’une pierre deux coups! |
5 (2011-2012) | 104 | 2012-03-06 | 448 fois | ||
| Pascal Forget, cobaye d'une expérience sur la douleur. 5:16 Diffusée à la télé le mardi 6 mars 2012 à 19 h Nous ne sommes pas tous égaux devant la souffrance physique; c’est un des constats de Serge Marchand, chercheur en neurophysiologie de la douleur, au Centre hospitalier de l’Université de Sherbrooke (CHUS). Pour comprendre comment la perception de la douleur varie d’une personne à l’autre, il teste la résistance à la douleur chez des sujets sains. Aujourd’hui, il a un cobaye bien particulier : notre journaliste Pascal Forget. On le verra donc couvert d’électrodes, pour mesurer les réactions de son corps, et soumis à divers « supplices », comme la plaquette chauffante appliquée sur sa peau et l’immersion de son bras dans un bac d’eau glacée. Pascal aura une révélation : après l’épreuve du bac d’eau, la plaquette chauffante fera beaucoup moins mal. Selon Serge Marchand, c’est à cause de notre système naturel de freinage de la douleur, qui se met en branle quand une grande partie de notre corps subit une douleur diffuse. Or, c’est quand ce système devient dysfonctionnel qu’on développe des douleurs chroniques. Grâce à ce genre d’études, Serge Marchand veut trouver une façon de traiter les douleurs chroniques ou postopératoires qui transforment la vie des personnes atteintes en véritable enfer. |
5 (2011-2012) | 104 | 2012-03-06 | 559 fois | ||
| Des robots industriels sans danger pour les humains 6:08 Diffusée à la télé le mardi 28 février 2012 à 19 h C’est dans les usines qu’on retrouve présentement les robots les plus sophistiqués. Ces automates sont rapides et puissants, mais ils peuvent être très dangereux pour les travailleurs. Les interactions physiques directes sont donc rares entre robots et humains. Clément Gosselin, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en robotique et mécatronique, développe des systèmes robotiques pouvant collaborer avec les humains de façon sécuritaire et ergonomique. Dans son laboratoire, Clément Gosselin a plusieurs prototypes de robots capables de soulever et de déplacer de lourdes charges. Il est en train de leur programmer un « cerveau » qui sera capable de réagir à ce que percevront « les sens » — les capteurs, les caméras — du robot, et réagir à l'humain qui est en face de lui. Avec des robots prêtés par General Motors, il tente présentement de faire collaborer humains et robots pour accomplir une tâche simple : insérer un tableau de bord dans une voiture sur une chaîne d’assemblage. Pendant que le robot soulève cette charge de plus de 100 kg, l’humain guide son mouvement. Un bon exemple de collaboration humain-machine! |
5 (2011-2012) | 103 | 2012-02-28 | 581 fois | ||
| Le bruxisme, un problème de santé qui fait grincer des dents 6:08 Diffusée à la télé le mardi 28 février 2012 à 19 h Près d’une personne sur dix grince des dents et serre la mâchoire la nuit. Au matin, ces personnes s’éveillent avec une douleur lancinante à la mâchoire et des maux de tête, sans compter l’usure des dents qui en résulte à la longue. Ce mystérieux problème appelé bruxisme fascine le doyen de la Faculté de médecine dentaire de l’Université de Montréal. Depuis 30 ans, Gilles Lavigne tente de comprendre l’origine du bruxisme. Dans ses laboratoires, il observe les signes physiologiques de ses patients pendant qu’ils dorment. Il a pu ainsi constater que ceux des bruxeurs sont très caractéristiques : hyperactivité cardiaque, respiration haletante et tension des muscles respiratoires. À l’origine du problème : un emballement du système nerveux autonome, responsable entre autres de notre système de vigilance nocturne. Chez les bruxeurs, ce bref éveil périodique de quelques secondes dégénère en état d’hyper vigilance, ce qui fait dire au chercheur que ces derniers sont probablement de type anxieux. Nelly Huynh, également chercheuse à la Faculté de médecine dentaire, teste pour sa part la performance d’appareils buccaux pour prévenir le bruxisme. |
5 (2011-2012) | 103 | 2012-02-28 | 1445 fois | ||
| Des vêtements qui réagissent à la lumière. 4:53 Diffusée à la télé le mardi 21 février 2012 à 19 h Deux robes qui refusent de se faire photographier : voici les derniers vêtements interactifs de Ying Gao, professeure à l’École supérieure de mode de l’UQAM. Dès que le flash est déclenché, les froufrous légers de la première robe s’agitent, la transformant en nuage insaisissable, alors que dans la seconde robe, un écran lumineux clignote avec une intensité variable. Dans les deux cas, le résultat est le même : la photo est ratée. Ying Gao fabrique ses vêtements interactifs en collaboration avec Simon Laroche, chercheur en arts technologiques. Pour notre reportage, il lève le voile sur le fonctionnement des robes du projet Playtime : au moindre jet de lumière, des senseurs photoniques envoient un signal pour allumer un écran lumineux ou activer des moteurs qui tirent sur les coutures des vêtements. La designer a conçu ces robes pour dénoncer ce qu’elle appelle la mode jetable dans laquelle seule l’image compte. « Le vêtement est un outil de communication super efficace. Avec l’électronique, je lui permets de l’être encore plus », conclut-elle. |
5 (2011-2012) | 102 | 2012-02-21 | 593 fois | ||
| La surpopulation d'orignaux menace les forêts en Gaspésie. 6:05 Diffusée à la télé le mardi 21 février 2012 à 19 h Dans la réserve faunique de Matane, en Gaspésie, une surpopulation d’orignaux menace la régénération des forêts. Normalement, faute de nourriture, ces grands cervidés devraient diminuer en nombre. Ce n’est pas le cas. Avec la collaboration des chasseurs, Jean-Pierre Tremblay, professeur de biologie à l'Université Laval, effectue différentes mesures sur les orignaux abattus. Les résultats préliminaires portent à croire qu’ils sont beaucoup plus résilients qu’on pourrait le croire. Grâce à un réseau d'exclos — des enclos visant à exclure l'orignal —, les chercheurs tentent de mieux comprendre l'impact du broutement des bêtes sur les forêts. Cette étude, effectuée en collaboration avec le Ministère des Ressources naturelles et de la Faune, permettra d'éventuelles prises de décisions en matière d'aménagement forestier durable. |
5 (2011-2012) | 102 | 2012-02-21 | 495 fois | ||
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